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  - "Prancing Horse" : Cheval de parade dansant
  - Tête de Boddhisatva en très haut relief
  - Jeune garçon représenté en buste (Bodhisattva ou divinité secondaire)
  - Buste du Bodhisattva Maitreya
  - Améthyste du Gandhara
  - Amatiyus
  - Broche-insigne aux deux gazelles du Tibet
Collection Permanente

"Prancing Horse" : Cheval de parade dansant

Chine, Dynastie Tang (618-907)

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Reference : 10126
Prix sur demande
Terre cuite, pigments
H 60 x L 43 cm

Condition: Bonne dans l'ensemble, les pigments blanc et rouge bien conservés, quelques traces de noir et de vert, également présece de quelques dépôts de terre. Légers maques de peinture, l'oreille droite et toutes les jambes réattachées.

TLTest: QED Laboratoire, reference QED1818/FC-0101
Le cheval est représenté en mouvement, debout sur trois longues jambes, juste avant d'aller de l'avant, en éveil, tous les muscles tendus. Ce moment suspendu, complexe et esthétique, est pour les chinois le plus intéressant, il représente l'apogée de cet art de la danse : la patte avant droite est relevée, légèrement tournée vers la droite, alors que la tête est tournée vers la gauche, la bouche ouverte et les oreilles hautes et alertes. Le corps est fort et musclé, le cou arqué met en valeur le mouvement de la tête au chamfrein racé, légèrement penchée vers l'avant.
C'est une sculpture très dynamique, réalisée avec le souci du détail. Du vrai crin de cheval était à l'origine inséré dans la rainure sur toute la longueur du cou pour représenter la crinière et dans la queue.
Le cheval est décoré d'une selle en volume, peinte en rouge. Son corps est recouvert de peinture blanche, dont il reste encore des quantités importantes. Des pigments supplémentaires, rouge, vert et noir ont été utilisés pour souligner les détails, tels que les pupilles alertes, le tapis de selle, les narines et les sabots.
La majorité des "prancing horses" de la Dynastie Tang provient du Shangxi, dans le centre-nord de la Chine, plus précisément de la région de Fongxian. Ces chevaux présentent, comme le nôtre, un cou fort, une tête aquiline avec un chamfrein fin et un corps bien défini et arrondi. Notez que notre cheval présente une dimension plus importante que la norme, alors qu'il ne se tient pas sur une plinthe, il atteint les 60 cm de haut, alors que les plus hauts connus, se tenant tous sur des plinthes, atteignent 54 à 56 cm de haut.

Sous le règne de Xuanzong (712-756), une troupe spéciale de 100 chevaux était entraînée à se produire devant l'Empereur et à danser pour son plaisir et pour lui souhaiter une Longue Vie. La célébration de l'anniversaire impérial, appelée "La Fête des Mille Automnes" (qian qiu jie), comprenait des présentations militaires, des danses, de la musique, la présentation d'animaux exotiques, mais le point culminant consistait dans la performance de 100 chevaux entraînés à la danse. Selon Zhang Yuo, un érudit et haut fonctionnaire de la cour, ce spectacle, accompagné de musique et de chants était véritablement "céleste":
" les chevaux tournaient et tournoyaient comme s'ils volaient"
" Tournant ensemble, leur formation évoque des dragons et des poissons transfigurés ;
Caracolant en promenade, leur vigueur concentre toute une colonne d'oiseaux et de bêtes. (...)
Légers et légèrement, ils viennent comme des compagnons, s'envolant sur des nuages de félicité".
Si les chevaux dansants de Xuanzong sont les plus célèbres, ils n'étaient pas les premiers. Son oncle Zhongzong, qui régna brièvement (705-710) avait une troupe similaire de chevaux dansants, et cette tradition remonte, selon les écrits, à 458. Ces chevaux dansants évoquaient dans la culture chinoise les "chevaux célestes" ou "chevaux dragons", en raison de la croyance dans les pouvoirs du cheval dragon à conférer l'immortalité à son cavalier. On dit que les Chinois ont fait la découverte d'un tel cheval magique sous le règne de Xuanzong. La "Fête des Mille Automne" de Xuanzong, comme Fête Nationale fériée, a été à l'origine d'une tradition qui a duré deux siècles.

Ce cheval dansant représente l'un de ces fameux chevaux de dressage entraînés à danser pour l'empereur Xuanzong pour lui souhaiter une longue vie. En tant que signe de statut et de richesse, ce cheval a probablement été à l'origine enterré dans la tombe d'un fonctionnaire de haut rang de la dynastie Tang, auquel Il était censé conférer l'immortalité, comme il est censé prêtrer longue vie à son propriétaire.

En 1972, des chevaux similaires ont été trouvés lors de la fouille de la tombe de Zhang Shigui (d. 657), des exemples comparables peuvent également être vus dans les collections du Musée Guimet Paris, dons de J. Polain, ((MA 6112 et MA 6113), dans les collections du Metropolitan Museum of Art, à New York (No : 67.62.2)
Provenance : Collection privée française, Paris, acquis sur le marché parisien au début des années 80.
Littérature : J. Polain, Passion pour l'Asie. Une collection européenne, Louvain la Neuve, 1992
Chine, des chevaux et des hommes, donation J. Polain, catalogue 19 octobre 1995 - 15 janvier 1996

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